🏔 J’aime beaucoup le Jura : état d’esprit familial, tradition….et tradition y rime avec modernité.
J’y ai ainsi souri intérieurement à 2 reprises.
🎿 La 1ère fois, c’est quand on a loué les skis et chaussures (et casques).
On est loin des essayages des années 1990.
Aujourd’hui, tu mets tes pieds sur une machine qui scanne ta morphologie.
La machine fait des recommandations de chaussures et les chaussures sont situées à des emplacements précis sur les étagères.
Chaque équipement (chaussures, skis, casques…) est équipé d’un code-barres qui permet en 1 éclair de :
1/ facturer le client
2/ avoir des stocks à jour
🏭 Au milieu de la tradition montagnarde, je trouve ça rigolo de voir cette technologie et ces systèmes dignes des entreprises les plus poussées en supply chain.
🧀 La 2e fois que j’ai eu cette sensation, c’était en visitant une cave de Comté.
100000 Comté stockés, une odeur d’ammoniac impressionnante (oui oui, tu as bien lu : les fromages qui fermentent dégagent de l’ammoniac), et de la technologie au milieu de ces délices.
Il existe des machines qui retournent les Comté pour éviter la fatigue manuelle (chaque fromage pèse 40kg).
Et le clou du spectacle a été la rencontre du chef de cave, goûteur professionnel.
Appelons-le Marcel.
🍷Marcel a 60 ans, 40 ans d’ancienneté
Il déguste les Comté comme un œnologue le vin.
Ça donne une dégustation à l’aveugle de type « ce Comté vient de telle fruitière dans tel village et a été produit en telle saison. Les vaches ont mangé plutôt cela. Il a des notes aromatiques de noisette, café et foin ».
Le Comté qu’il a dégusté devant nous devait être sorti du stock pour une consommation proche.
Quand j’ai demandé qui allait le sortir du stock (# meuf relou), Claude a commencé à me parler de….picking.
🤪 Oui oui, le goûteur traditionnel m’a parlé de picking.
J’ai adoré (ainsi que la dégustation de comté).
Tradition et modernité peuvent cohabiter et c’est toujours rigolo de le constater !